PRÉVENTION DE LA MALADIE DU RENARD (ÉCHINOCOCCOSE ALVÉOLAIRE)
Publié le mardi 05 mai 2026 - Thise
Très présente dans l’Est de la France, cette maladie appelée communément « la maladie du renard » reste encore bien méconnue du grand public.
C'est une maladie hépatique due au développement, chez l’Homme, de la larve du parasite "échinocoque" (Echinococcus multilocularis). Bien qu’il s’agisse d’une maladie rare, celle-ci touche tout particulièrement la région Franche-Comté qui compte 40% des cas français et dont la fréquence a augmenté depuis les années 2000, en particulier chez les patients immunodéprimés.
Le CHU de Besançon rappelle que l’échinococcose alvéolaire est "une maladie grave qui, par de nombreux aspects, ressemble à un cancer : elle envahit progressivement le foie et peut donner des métastases". Son traitement est complexe "puisque, comme pour les cancers, il associe un médicament, qui est souvent à prendre toute la vie, la chirurgie, et d’autres interventions radiologiques ou endoscopiques", précise encore l’établissement.
La transmission à l’homme est environnementale, la prévention passe par des gestes simples :
- Clôturer son jardin potager afin que les renards ne puissent pas y avoir accès,
- Cuire les fruits et légumes du jardin, la congélation ne tue pas les œufs du parasite,
- Se laver les mains après avoir jardiné, touché un animal ou avant de manger,
- Vermifuger son chien 1 fois par mois avec du PRAZIQUANTEL s’il est à risque, c'est-à-dire s’il chasse et mange des campagnols,
- Ne pas composter les crottes de chiens,
- Porter des gants jetables en cas de manipulation d’un cadavre de renard.
Vous trouverez-ci-dessous un lien vers une enquête visant à évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des habitants de Franche-Comté, en particulier des groupes à risque (jardiniers, cueilleurs de baies sauvages, propriétaires de chiens, chasseurs, agriculteurs)


